L'unim a 100 ans !

Cent années consacrées inlassablement au service des ports français. Dans les périodes fastes comme celle de l’empire colonial ou de la reconstruction, dans l’euphorie de la conteneurisation et du gigantisme des navires, de même que dans les périodes sombres ou dans l’adversité, au gré des fluctuations qu’a connues l’histoire de notre pays tout au long de ce siècle. Dans les périodes fastes comme celle de l’empire colonial ou de la reconstruction, dans l’euphorie de la conteneurisation et du gigantisme des navires, de même que dans les périodes sombres ou dans l’adversité, au gré des fluctuations qu’a connues l’histoire de notre pays tout au long de ce siècle.

Certes, la manutention portuaire est aussi ancienne que le transport maritime proprement dit, dont elle est l’alliée incontournable et le partenaire privilégié.
Mais, en ce début de XXème siècle, au moment où un groupe de professionnels portuaires et d’armateurs français décide de mettre en place une structure professionnelle représentative auprès des Pouvoirs Publics, ces protagonistes de la première heure ont pleinement conscience d’appartenir à un métier en pleine mutation, à une activité qui revendique déjà d’être une industrie à part entière.
A la lecture des pages qui suivent, on est frappé, tant de la part de nos anciens, que dans les périodes plus récentes, de la recherche obstinée des responsables de la profession d’un modèle d’organisation du travail adapté aux réalités du transport maritime du moment, lui-même en perpétuelle évolution technologique. D’adaptations en changements plus radicaux, ces évolutions ne vont pas toujours sans heurts, ni conflits parfois violents. Mais la remise en cause est toujours présente dans les esprits comme une nécessité impérieuse, pour mieux servir les navires.
Dans ce mouvement, on remarque aussi que la préoccupation du social est omniprésente. Les relations entre les entreprises et les ouvriers dockers, sous le regard ou la présence active des représentants de l’État, n’ont jamais été chose facile, même si ces relations se sont aujourd’hui largement apaisées. Souvent les entrepreneurs de manutention ont eu le sentiment d’être mal entendus ou d’avoir raison trop tôt. Pourtant, ce n’est que dans l’Union qu’ils ont su se montrer forts et innovants.
Ce centenaire, nous le voulons résolument tourné vers l’avenir. D’autres défis nous attendent, alors que c’est toute l’organisation de notre système portuaire qui est aujourd’hui sur la sellette. « Quelle grande action qui ne soit pas un extrême au moment où on l’entreprend », selon le mot de Stendhal. L’histoire de nos 100 dernières années constitue un socle d’expérience solide pour préparer cet avenir.
Je formule l’espoir que ce centenaire ouvre sur une ère nouvelle au service de ce pour quoi les ports sont bâtis : assurer du mieux possible l’interface Terre / Navire…